Catégorie : Éditos du n°30 au n°39

L’éditorial du n°39

Cinquante ans qu’il est mort et, l’an prochain, l’entrée dans la Pléiade. Boris Vian appartient désormais à la littérature française. Son ami François Caradec, qui tant œuvra pour faire connaître ses romans, avait gardé, sans jamais l’utiliser, un petit dossier

L’éditorial du n°38

La destinée critique d’Edmond Rostand rappelle à quel point un succès, surtout s’il est immense et universel, peut être destructeur. À cause de Cyrano de Bergerac, Rostand n’a jamais bénéficié de l’aura du poète maudit, ni de celle de l’écrivain

L’éditorial du n°37

Jamais encore le Surréalisme n’avait investi Histoires littéraires comme aujourd’hui. Des témoins maintenant disparus reviennent sur ses origines : Philippe Soupault, qui s’était déjà beaucoup exprimé ; Jacques Baron, demeuré plu discret et dont est analysé ici Décadence de la

L’éditorial du n°36

Quand la littérature songe à se donner des fonctions, elle se voit volontiers aux côtés de Mnémosyne : non pas gardienne des mémoires, car il faut bien que le passé ait des qualités, assez pour se défendre tout seul, mais

L’éditorial du n°35

Si Histoires littéraires s’était dotée d’un comité scientifique, elle aurait pu s’en tenir à une figure anonyme, emblématique et paradoxale : celle de l’amateur exemplaire. Alors que l’époque pullule de spécialistes, on cultive ici le goût d’une certaine forme de

L’éditorial du n°34

C’est la mode, n’est-ce pas, d’attirer le public en des lieux sérieux sous couvert d’histoire culturelle interdite aux mineurs ! Pourtant M. de Lourdines au fronton d’Histoires littérairesn’est pas une vaine réclame, il annonce la couleur : un peu louche,

L’éditorial du n°33

Au risque de déplaire, on propose ici de commencer l’année par un exercice défendu, désavoué : le sarcasme. Dans quelle époque consensuellement affranchie et définitivement décomplexée vivons-nous pour que cette belle figure de style, sinon de caractère, soit ainsi pestiférée

L’éditorial du n°32

Écrire, accuser réception, répondre, remercier… au temps qu’y passe un individu du XXIe siècle, dûment connecté, on s’interroge sur l’épistolaire du XIXe siècle. Ces correspondances disparates et souvent tentaculaires où farfouille avec bonheur l’histoire littéraire, sont-elles les produits ordinaires d’un

L’éditorial du n°31

Assurément, nous avons fait bien du chemin depuis cent-cinquante ans. Qu’est-ce qu’écrire à une époque où n’importe quel puissant peut se saisir des ciseaux d’Anastasie ? Où le battage des procès assure la promotion du livre mieux que les affiches et

L’éditorial du n°30

On parlait beaucoup, cet hiver, d’un ouvrage enseignant à parler des livres qu’on n’a pas lus. Il n’a pas été distribué à nos collaborateurs, dont le nombre supplée et soutient l’ardeur, mais il y a dans ce programme bayardien une