L’éditorial du n°15

Prise sur le fait, Histoires littéraires, ce trimestre, « à la frontière, toujours floue, de la science et de la déconnante », qui n’est pas une discipline du genre drôle mais plutôt du mode bizarre. Bizarre comme la maison de Balzac, où l’on entrait par le troisième étage pour arriver au premier, et où se trouve désormais une bibliothèque dont est donné l’inventaire. Qui visiterait cette maison de guingois qu’est  HL15 rencontrerait une fantaisie, les tournois de poétesses du tournant du siècle, qualifiés scientifiquement de « fémino-littéraires » ; une énigme, l’amitié qui unissait Mallarmé à Ernest Châtelain ; un mystère, celui de l’envers sadien refoulé du roman-feuilleton. Au fronton de la maison s’affiche un nom sonore et cryptique, Ephraïm Mikhaël, « un inconnu appelé Mikhaël, qui fut poète, paraît-il », note un érudit né trop vieux pour connaître l’inconnu que dévoile cette livraison à travers lettres et biographie. Sur un mur du salon, la « Photographie d’un frêne composite » : est-ce la science qui déraille ou Michaux qui la court-circuite en transformant la « culture au pot » dite aussi in-vitro en peuplade des Poddemaïs ? Avouons à présent : la formule liminaire employée plus haut a été volée à une des lettres de Noël Arnaud qui donnent à ce numéro son bizarre sourire en coin, et un de ses nombreux trémas. Que Diouille l’ouille en souille souille grouille.

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