L’éditorial du n°70

Après deux dossiers monographiques assez nourris consacrés à ces marginaux que furent Glatigny et Verlaine, voici l’assaut d’un trio d’autres marginaux, certes assez divers : Nodier, Sade et Genet.

Extrait du manuscrit des 120 journées de Sodome

Extrait du manuscrit des 120 journées de Sodome

Sans doute le moins répréhensible d’entre eux fut-il Nodier, dont Jacques-Remi Dahan scrute les sources de Trilby, pour en montrer toute la diversité. Fruit de l’univers carcéral, Les Cent Vingt Journées de Sodome de Sade ne survécurent que par miracle à la prise de la Bastille, tant l’histoire de ce manuscrit si longtemps maudit sort de la raison, comme on le verra par l’article de Jacques Duprilot et Jean-Paul Goujon, consacré à ses multiples tribulations, souvent hasardeuses, de 1789 à nos jours. Tout comme Villon, Genet s’est d’abord fait connaître comme délinquant : condamné de nouveau pour vol en 1943, il fut interné au camp parisien des Tourelles, et Louis Poulhès a pu reconstituer les diverses interventions qui permirent sa libération en mars 1944. On rentre dans un univers bien plus sage avec la poétesse Louisa Siefert, qui écrit naïvement à Mme Aupick pour la remercier de lui avoir envoyé Les Fleurs du Mal. A propos de L’Uchronie de Renouvier, une correspondance croisée inédite entre celui-ci et Bouchor tourne autour du rôle controversé du christianisme dans l’Histoire. Enfin, nous reprenons la série des entretiens, avec William Théry, qui évoque pour nous son parcours d’éditeur et de libraire hors série.

 

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