L’éditorial du n°66

Il se passe de drôles de choses dans l’arrière-boutique de Homais – de ces choses dont Flaubert avait pris grand soin de nous aviser sans alerter les censeurs. Mais, comme le démontre S. Murphy avec vigueur, Pinard avait raison et c’est l’attention aux dessous des mots, jusqu’aux plus innocents, qui peut révéler d’inattendues vérités. Pas de dessous dans le cas de Silvestre, au contraire, mais encore fallait-il montrer beaucoup plus précisément qu’on ne le fait ordinairement toute la très grande proximité de sa pensée critique avec celle de Baudelaire – c’est ce à quoi s’emploie J. Zanetta de manière particulièrement éclairante.

Marie Gilett Bennett, mère de Renée Vivien (1897, coll. part.)

Marie Gilett Bennett, mère de Renée Vivien (1897, coll. part.)

Il ne faut pas moins d’attention pour approcher les mystères de Germain Nouveau, si cavalièrement marginalisé pendant trop longtemps et dont A. Piantoni nous donne à comprendre qu’il reste beaucoup à comprendre.

Quant à Renée Vivien, il fallait les talents d’enquêteuse de M. Hawthorne pour mettre au jour tout le background américain de cette Française que l’on croyait si anglaise. Il reste à l’histoire littéraire beaucoup de progrès à faire et la présente livraison de notre revue y contribue avec ampleur et précision. Après nos deux numéros Baudelaire, d’autres dossiers importants vont venir apporter de nouvelles pierres à l’édifice : qu’on se le dise !

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Publié dans 66, Actualités

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