L’éditorial du n°65

Hans Bellemer Petites filles et la mort 1941-1942, Galerie Hus, photographie Mathilde Labbé

Hans Bellmer Petites filles et la mort 1941-1942, Galerie Hus, photographie Mathilde Labbé

Crénom ! Crénom !! Le dernier mot de Baudelaire sonnait comme la définitive protestation du poète échoué sur terre au ban de la multitude, et avouons qu’il a bien fait rêver. La passion de la littérature se nourrit ainsi, autant que des œuvres, de ces formules magiques qui deviennent des clefs, et ouvrent aux passionnés de vastes perspectives où s’engouffrer ou se perdre. Est-ce démystifier que d’expliquer la dimension typique, au sens du cas médical, du « crénom » baudelairien ? Expliquer consiste aussi à étendre l’univers d’un auteur, et Histoires littéraires ce trimestre poursuit à sa façon sa découverte et sa production simultanée de ces territoires baudelairiens.

Le geste commun aux articles rassemblés ici, autour de Baudelaire comme de la nouvelle fantastique, c’est de réinsérer des œuvres dans la chaîne des influences et des lectures qui ont construit leur cadre de production, mais aussi leur cadre de réception, pour nous autres lecteurs de 2016. Cette histoire littéraire-là n’exclut ni les grandes synthèses ni la petite histoire. Pour preuve, nous inaugurons une nouvelle rubrique consacrée à ces écrivains oubliés qui ont encore pourtant quelque chose à nous dire : à vous, lecteurs, de partager avec nous vos « avis de recherche » à présent…

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