L’éditorial du n°57

Arthur Rimbaud, photo par Carjat

Reproduction photographique (vers 1912-1916 ?) du portrait de Rimbaud par Carjat (1871). Archives Claudel. © Indivision Paul Claudel.

Tout le monde croit connaître le visage de Rimbaud, mais nous ne disposons en fait que d’images sans vérité – tel est le péché originel de toute image. Jacques Desse en fait la démonstration en livrant un examen original du dossier, à partir de documents nouveaux ou du moins analysés d’un oeil neuf. Au-delà du cas de Rimbaud, c’est toute la méthode d’examen des portraits qui se trouve refondée.

Constructeur, Maurice Culot l’est également, ans le souci constant des rapports entre l’architecture, la littérature et le livre, comme il en a fait l’application en décrivant les maisons d’écrivains dans Histoires littéraires : il nous explique pourquoi et comment.

Rostand était l’un de ces écrivains possédant maison digne d’étude, mais c’est plutôt l’étonnante construction de sa réputation que détaille Bertrand Degott. Une manière de tenter de répondre à la question : mais pourquoi Cyrano ?

Et comme toujours, à travers la chronique des ventes et les recensions des publications nouvelles, ce numéro accompagne la vie des collections et des recherches en histoire littéraire sur les deux derniers siècles – au risque de mériter parfois un coup de griffe amical de Delfeil de Ton.

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