L’éditorial du n°28

Phénomène inaperçu, Histoires littéraires a attrapé cet hiver un virus commun, la modernite. Jarry, Apollinaire, la poésie sonore… C’est aussi une question de manière, plus que de sujets : comment entre-t-on dans la carrière littéraire (Jarry) ? La littérature et la guerre sont-elles compatibles ? Quel est l’impact des dispositifs phonologiques sur la création littéraire ?… Avant d’être rempli d’objets et de faits, à l’ancienne et brodés main, sur l’activité, par exemple, de l’édition clandestine francophone à Bruxelles au XIXe siècle, ce numéro l’est donc aussi de questions. C’est que nous allons avoir sept ans, sans doute. « Est-ce que cela s’attrape ? », se demandait-on, mi-railleur mi-inquiet, dans les salons et les gazettes, de la folie de Maupassant : quelque chose circule en tout cas en ces pages, modèle ou contamination, entre nos siècles, qui peut faire rêver qu’on parvienne un jour à employer dans les études dix-neuviémistes les outils et concepts des vingtiémistes, et vice-versa.
Et puis un jour nous rattraperons le XXIe siècle, munis d’on ne sait quels outils théoriques et – hommage à notre éditeur – d’un coupe-papier, indubitablement.

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Publié dans 28, Actualités, Editorial du n°28, Les éditos